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Nos blessures "chéries"

LEONARD LASKOW - Considérez le paradoxe de la formule « blessure chérie ». Pourquoi chérir une blessure ? En quoi pourrait-elle avoir une quelconque valeur ?


Outre le fait d’être l’excuse parfaite pour justifier nos défauts actuels, c’est l’IDENTIFICATION à l’histoire qui brouille la distinction entre la Présence consciente que nous sommes réellement, et la personnalité du petit moi que nous pensons être. Qui serais-je sans mon histoire ? Quel sens ma vie aurait-elle sans cette blessure chérie ? Ce n’est pas une question futile. En vous préparant à la liberté que le pardon promet, êtes-vous prêt à vivre une telle liberté ? Êtes-vous prêt et disposé à être quelqu’un et quelque chose d’autre que cette histoire limitante ? [...]


Sommes-nous prêts à lâcher ces schémas perceptifs et énergétiques habituels ? Sommes-nous prêts à vivre dans le bien-être et la sérénité ? Les blessures chéries peuvent prendre également d’autres formes, comme l’attachement à des êtres chers décédés, ou des préjudices datant de plusieurs générations. Nous brandissons peut-être encore la bannière de « notre peuple », quel qu’il soit.


Il n’y a aucun jugement à porter sur ces attachements. Cela fait partie de la condition humaine (c’est-à-dire, du conditionnement humain), d’apprendre dès l’enfance lorsque nous nous blessons et commençons à pleurer, que nous pouvons attirer l’attention de ces grandes personnes si puissantes – et peut-être même utiliser cette blessure pour obtenir ce que nous voulons. Cependant, l’évolution humaine – individuelle et collective – nous apprend, en définitive, qu’il n’y a aucun intérêt durable à rester faible et sans défense. [...]


// LEONARD LASKOW, extrait du livre "Par Don d'Amour" (p.74-75)




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