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Nos perceptions erronées de la nature véritable du pardon nous maintiennent sur le champ de bataille

// LEONARD LASKOW - Le pardon est probablement l’outil le plus puissant pour ceux d’entre nous qui sont prêts à participer au Jeu de l’Éveil. Cependant, c’est la chose la plus difficile à faire pour bon nombre de personnes. Mais pourquoi ?


Au cours de l’histoire, tant d’êtres humains ont commis à l’égard de leurs semblables des actes terrifiants qui ont tendance à se cristalliser sous forme de « récits », que chaque génération rajoute à l’édifice collectif, comme un étage supplémentaire. Plus l’acte perpétré est grave, plus les gens se raccrochent à l’idée bien-pensante d’avoir été lésés.


Ayant passé mon enfance et mon adolescence juste après l’Holocauste, je me rappelle encore aujourd’hui le slogan que la plupart des Juifs ont accepté à l’époque, sans jamais le remettre en question : « Nous ne pardonnerons jamais, nous n’oublierons jamais. »


C’est ainsi que nous nous retrouvons, des années plus tard, avec le même conflit transposé au Moyen-Orient, notre « terre promise » assiégée, une fois de plus. Une guerre sainte, en terre sainte… La plupart des gens ne voient pas la triste ironie d’un tel oxymore. Le pouvoir du pardon est peut-être bien la clé qui nous libérera de la prison du passé. Et ce sont nos perceptions erronées de la nature véritable du pardon – dont nous parlerons bientôt – qui maintiennent les gens sur le champ de bataille de la perpétration et des représailles.


Donc, qu’est-ce que le pardon au juste, et que n’est-il pas ?

Le pardon a pour fonction de nous libérer de notre attachement au passé, pour nous rendre libres de vivre et d’aimer au présent. Nous pratiquons ce pardon en acceptant sincèrement ce qui s’est passé autrefois, ce que nous avons vécu et ressenti, dans un champ d’amour inconditionné. Lorsque nous nous libérons de notre attachement au passé et de la charge émotionnelle qui s’y trouve associée, nous sommes libres de nous aimer, pleinement et complètement, sans aucune condition.


// LEONARD LASKOW, extrait du livre "Par Don d'Amour"




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