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Comprendre n’a plus aucune importance. Je m'abandonne à cette résonance.

  • il y a 14 heures
  • 3 min de lecture

Je revois comme si c’était aujourd’hui la démonstration magistrale du Jeu de l’Eveil, faite par Laurence en octobre 2025 au stage "S'ouvrir à l'unité par l'amour".


Pour cette démonstration, une simple serviette et … trois pinces à linge, fort heureusement mises à disposition (ouf !!!) par Séverine et Christian.


Quelques semaines plus tard, je découvre « ET LA LUMIÈRE FUT », l’autobiographie de Jacques Lusseyran, figure de la Résistance française à l'âge de vingt ans, déporté en 1944 à Buchenwald dont il fut un des rares à revenir vivant, et devenu aveugle à la suite d’un accident alors qu’il n’avait pas encore huit ans.


Comme c’est bon de ne pas chercher à comprendre … et juste de savoir au plus profond de moi (le Témoin conscient ?) que cet extrait — où Jacques Lusseyran relate l’expérience qu’il a vécue à Buchenwald — me parle du Jeu de l’Eveil qui, selon le Dr Laskow, consiste à "se rappeler la pure conscience, d’où tout provient et où tout retourne" . Fichtre, comme c’est infiniment bon de ne plus chercher à comprendre et de simplement savoir (le Témoin conscient ?) que cet extrait me souffle de continuer d’avancer en confiance sur le chemin que le stage d’octobre m’a ouvert :


« Ce que je voyais là, je voyais exactement ce que c’était : mon corps en train de quitter ce monde. Et il ne voulait pas partir tout de suite. Il ne voulait pas partir du tout. Je le sentais à cette souffrance qu’il me donnait. Il se tordait dans tous les sens, comme le font les serpents coupés. Ai-je dit que la mort était là ? Si je l’ai dit, je me suis bien trompé. La maladie, la souffrance, mais pas la mort. La vie, au contraire. Et c’était ça la chose incroyable qui m’occupait tout entier : je n’avais jamais encore tant vécu. La vie était devenue en moi une substance. Elle entrait dans ma cage, poussée avec une force mille fois plus grande que moi. Elle n’était pas faite de chair – oh ça non ! – ni même d’idées. Elle s’approchait à la façon d’un flot très lumineux, d’une caresse de lumière. Je l’apercevais au-delà de mes yeux, par-delà mon front, au-dessus de ma tête. Elle me touchait, elle me débordait, je me laissais flotter sur elle. Il y avait des noms que je bredouillais du fond de ma surprise, ou sans doute je ne les prononçais pas, mais ils chantaient : « La Providence, l’Ange gardien, Jésus-Christ, Dieu. » Je n’essayais pas de réfléchir. Il était bien temps pour la métaphysique ! Je tétais la source. Mais là alors, j’en prenais, j’en prenais ! Cette coulée céleste, je n’allais pas la lâcher ! Du reste, je la reconnaissais bien : elle était déjà venue juste après mon accident, quand je m’étais retrouvé aveugle. C’était la même, toujours la même : la Vie qui soutenait ma vie. Le Seigneur avait pitié du pauvre bonhomme qu’il voyait là incapable. C’était vrai : j’étais incapable de m’aider. On est tous incapables de s’aider. Je le savais maintenant. (…) Mais il restait une chose qui dépendait de moi : c’était de ne pas refuser l’aide du Seigneur. Ce souffle dont il me couvait. Là était mon unique combat, difficile et merveilleux à la fois : ne pas laisser mon corps avoir peur à la place. La peur fait mourir, et c’est la joie qui fait vivre. » Jacques Lusseyran

Le mystère du souffle … première vague, Conscience d’Unité ? Celle qui, "consciente d’elle-même en tant que conscience, surgit et s’appelle Je suis - le Moi qui regarde, sans rien à contempler à part soi-même" ? Première vague ou conscience pure (la serviette) ? Est-ce bien important ?

Comprendre n’a plus aucune importance. Je sais simplement que ça résonne au plus profond de moi et je m'abandonne à cette résonance.

Gratitude infinie et sans limite au docteur Laskow et à la profondeur de ses enseignements, dont Laurence assure la continuité avec maestria, puissance, joie et … humour 😊.


Corinne Hemier

© 2026 - Laurence Latour

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